Types de volets roulants : rénovation, traditionnel, coffre-tunnel ou bloc-baie
Une façade se juge de loin, et un coffre de volet roulant mal choisi se voit de très loin. Le bon volet garde l'élégance de la façade, s'efface dans le tableau ou sous le linteau, et sert sans faiblir pendant des années. Le choix se fait tôt, souvent dès l'esquisse, parce que chaque famille de volet appelle une baie et un gros œuvre différents.
Rénovation, traditionnel, coffre-tunnel, demi-linteau, bloc-baie : voici comment distinguer les types de volets roulants, à quoi sert chacun de leurs constituants, et quels critères orientent le choix en neuf comme en rénovation.
L'essentiel
- Le volet roulant rénovation se pose en tableau ou en applique sur une baie existante, avec un coffre généralement en aluminium.
- Le volet traditionnel et le coffre-tunnel s'intègrent au gros œuvre du neuf ; le demi-linteau fait disparaître le coffre dans la maçonnerie.
- Le bloc-baie associe en usine la fenêtre et son volet, livrés et posés en une seule opération.
- Un volet se compose d'un tablier de lames, de coulisses, d'un axe d'enroulement, d'un coffre et d'une manœuvre.
- L'enroulement se fait côté intérieur ou côté extérieur, avec des conséquences sur l'entretien et l'aspect.
Volet roulant rénovation ou traditionnel : quelle différence ?
Le volet roulant rénovation équipe une baie existante, pour remplacer une ancienne fermeture ou en ajouter une là où il n'y en avait pas. Il se place le plus souvent dans l'épaisseur du mur, entre les tableaux, et peut aussi se fixer en applique, en saillie sur le nu de la façade. Le coffre et le tablier sont en général en aluminium. C'est la solution des chantiers en site occupé : peu de reprise de maçonnerie, une pose rapide, une façade qui garde ses tableaux apparents.
Le volet roulant traditionnel se monte directement sur le gros œuvre, le plus souvent en construction neuve. Son mécanisme se fixe à la maçonnerie par des équerres et des pattes en acier, et son caisson est assemblé en panneaux de contreplaqué, côté intérieur. Il demande une attention particulière à l'étanchéité à l'air de la trappe de visite.
Coffre-tunnel et demi-linteau : le volet intégré à la maçonnerie
Le coffre-tunnel fonctionne comme un volet traditionnel logé dans un caisson manufacturé, souvent arrondi, intégré au gros œuvre. Il sert de fond de coffrage au linteau et se pose pendant le montage des murs. Selon les fabricants, il est en fibre de bois agglomérée au ciment, en terre cuite ou en polystyrène. Un treillis noyé dans l'enduit, au droit de la jonction entre coffre et linteau, prévient la fissuration de la façade.
Le demi-linteau est un demi-coffre, souvent en profilés PVC extrudés, placé en traverse haute de la fenêtre et encastré dans une réservation du gros œuvre. Le coffre disparaît de la façade comme de l'intérieur, avec une isolation satisfaisante. Cette technique est réservée au neuf.
Ces deux familles relèvent de la procédure d'Avis Technique du CSTB, qui précise leur mise en œuvre et leurs performances.
Qu'est-ce qu'un volet roulant bloc-baie ?
Le bloc-baie réunit en usine la fenêtre, son coffre et son volet. L'ensemble fait l'objet d'une seule commande et se pose en une seule opération, qui assure le clos du bâtiment. Le PVC y domine largement, aussi bien pour la fenêtre que pour le coffre.
Le bloc-baie simplifie le chantier, et il fait du coffre un élément de l'enveloppe : le calfeutrement avec le gros œuvre se fait le plus souvent directement sur le coffre, qui participe alors à l'isolation thermique, à l'acoustique et à l'étanchéité à l'air du bâtiment. Nous détaillons ces enjeux dans notre article sur le coffre de volet roulant, thermique et étanchéité.
Pour les coffres très grands ou très lourds, le montage du coffre sur la fenêtre peut se faire sur chantier, après un montage à blanc en atelier. La certification NF des blocs-baies, délivrée par le CSTB, couvre uniquement l'assemblage réalisé en atelier, d'après le guide du CSTB.
Il existe enfin des volets pour fenêtre de toit, en applique sur la traverse haute. Leur mécanisme pousse et tire les lames, puisque la pente du toit empêche le tablier de descendre sous son seul poids.
Les constituants d'un volet roulant
Le tablier et ses lames
Le tablier est la partie mobile, formée de lames emboîtées les unes dans les autres. Leur pas reste faible pour un enroulement compact. Les lames PVC sont extrudées, galbées, généralement de teinte claire, car les teintes sombres vieillissent moins bien au soleil. Les lames aluminium sont profilées dans un feuillard mince et remplies de mousse de polyuréthane, qui leur donne leur tenue et limite les marques en cas de choc. La lame finale, en bas du tablier, porte un profilé d'étanchéité qui vient au contact de l'appui.
Les coulisses
Les coulisses guident le tablier et le maintiennent une fois déployé. Elles transmettent au gros œuvre les efforts du vent et ceux de la manœuvre. Leurs joints atténuent le bruit et les vibrations et limitent le passage de l'air en rive. Trois cotes les caractérisent : la profondeur, la prise du tablier dans la coulisse, et la largeur de passage des lames.
L'axe, les supports et le coffre
L'axe d'enroulement, en acier galvanisé, octogonal ou rond, reçoit le tablier. Il tourne sur des paliers portés par des pattes, des équerres, des flasques ou des joues, selon la famille de volet. Des verrous automatiques fixés sur l'axe bloquent le tablier en position basse. Le coffre loge l'ensemble ; une tulipe accompagne les lames à l'entrée des coulisses.
La manœuvre
- Le treuil, entraîné par une manivelle et une tige articulée par une genouillère ;
- La sangle, qui tire directement sur l'axe et se range dans un enrouleur à ressort ; sa capacité de levage reste limitée aux tabliers légers ;
- Le moteur tubulaire, logé dans l'axe, commandé par un inverseur, une télécommande ou une commande centralisée.
Enroulement intérieur ou extérieur ?
Le sens se lit depuis l'intérieur du bâtiment. L'enroulement extérieur domine en rénovation : le tablier passe au plus près de la fenêtre et la façade garde son relief. En hauteur, l'accès au mécanisme peut en revanche se compliquer, et un volet bloqué en position basse se dépanne par l'extérieur.
L'enroulement intérieur domine sur les blocs-baies : la trappe de visite s'ouvre depuis la pièce, et la face bombée des lames se présente côté rue, ce que l'on apprécie généralement.
Notre approche
Le choix du type de volet se fait avec la fenêtre, sur relevé. Notre bureau d'études compare la hauteur disponible sous linteau, l'épaisseur des tableaux, l'isolation prévue et l'état de l'existant, puis propose la famille la plus juste pour la façade. Nos équipes posent ensuite l'ensemble depuis nos ateliers de Lunel. Le cadre réglementaire est résumé dans notre article sur le NF DTU 34.4 ; la prestation est présentée sur notre page volets roulants.
Questions fréquentes
Quel volet roulant choisir en rénovation ?
Le volet rénovation, posé en tableau ou en applique, garde la fenêtre existante. Si la fenêtre est aussi remplacée, un bloc-baie posé sur dormant existant ou en dépose totale offre une solution d'un seul tenant : voir notre article pose sur dormant ou dépose totale.
Coffre-tunnel ou bloc-baie en construction neuve ?
Le coffre-tunnel se décide avec le maçon, puisqu'il se pose pendant le montage des murs. Le bloc-baie arrive avec la fenêtre et se pose en une opération. Le choix dépend du mode constructif, de l'isolation et du calendrier du chantier.
Peut-on motoriser un volet roulant existant ?
Souvent, oui : un moteur tubulaire se loge dans l'axe en lieu et place du treuil ou de la sangle. Il faut amener une alimentation électrique conforme à la NF C 15-100 et vérifier que le tablier reste adapté à la manœuvre motorisée.
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